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Qualité de l'air dans le métro

Depuis 2015, TCL participe activement au travail de recherche initié par le Ministère de l'Environnement avec l'appui technique de l'Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques (INERIS) pour collecter des données sur la qualité de l'air dans le métro selon une approche nationale commune aux grands réseaux de transport urbain. Il s'agit de définir, avec les acteurs majeurs du transport ferroviaire souterrain (métro et train), un protocole harmonisé pour mesurer et analyser les polluants présents dans l'air.

Mise en place d'un appareil de mesure

Pour avoir une visibilité de la qualité de l'air dans le métro lyonnais, TCL a mis en place un appareil de mesure en partenariat avec ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, l'observatoire indépendant agréé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire pour la surveillance et l'information sur la qualité de l'air. Ce nouvel outil permet de mesurer les concentrations de particules fines (PM10 et PM2,5) de manière permanente et continue. Ces données, rendues publiques, sont consultables en temps réel.

La qualité de l’air dans le métro lyonnais 

S’il n’existe pas de seuil réglementaire officiel concernant la qualité de l’air dans le métro, des valeurs guides en PM10 dans les enceintes ferroviaires souterraines ont été définies par le Conseil Supérieur d'Hygiène Public de France (CSHPF). Pour un trajet d’une durée de 30 minutes à 1h, la valeur guide est de 372 μg/m3.

Les données mesurées à la station Saxe-Gambetta relèvent une valeur de 124 μg/m3.

 

Consulter la qualité de l'air en continu 

Mesures permanentes en station Saxe-Gambetta (quais de la ligne B) :

Le matériel est actuellement utilisé pour évaluer les niveaux dans la station « Vieux Lyon » lors d’une campagne d’étude qui durera 2 à 3 semaines : il n’y a donc plus de mesures disponibles pour Saxe-Gambetta depuis ce jour. Nous vous tiendrons informés de la date de reprise des mesures à Saxe-Gambetta dès qu’elle sera définie.

 

PM10 : particules fines en suspension de diamètre inférieur à 10µm 
PM2,5 : particules fines en suspension de diamètre inférieur à 2,5µm

Des campagnes ponctuelles de mesure et d’analyse de la composition des particules fines seront menées au cours de l’année 2020 dans d’autres stations.

ventilateurs mpl16

Des dispositifs destinés à réduire l'émission de particules

La pollution particulaire due aux systèmes de freinage du matériel roulant est un phénomène constaté dans tous les réseaux ferroviaires. S’il n’existe pour l’heure aucune norme en matière de particules dans les espaces souterrains, le SYTRAL a identifié, dans une démarche volontariste, une série de dispositifs destinés à réduire l’émission de ces particules.
« Nous allons expérimenter des solutions ciblées dans les stations de métro et sur le matériel roulant, afin d’initier la dépollution du réseau souterrain TCL », explique Bruno Bernard.

La réduction des émissions de particules fines à la source

Dans le cadre de l’automatisation de la ligne B, la mise en service progressive au printemps 2021 des rames nouvelle génération dotées d’un système de freinage électrodynamique performant, va permettre de réduire significativement l’utilisation du freinage mécanique, et donc l'émission de particules fines.
Le SYTRAL testera par ailleurs sur les rames de la ligne D, des équipements captant les particules directement à la source grâce à un système d’aspiration. Si le dispositif s’avère efficace, son adaptabilité sera étudiée pour la ligne A.

Le nettoyage des stations

Le nettoyage approfondi des stations grâce à un système d’aspiration retenant les particules fines est actuellement expérimenté dans plusieurs stations du réseau afin de déterminer la durée de l’efficacité de ce dispositif.

L’absorption des particules fines en stations par filtrage de l’air

Le SYTRAL expérimentera prochainement un système de filtration de l’air en station. Ce dispositif, composé de ventilateurs soufflant l’air sur des filtres retenant les particules fines, devrait permettre une réduction de la pollution aux particules fines de l’ordre de 30%.

La ventilation des stations

Les stations les plus récentes du réseau TCL sont équipées de systèmes de ventilation prévus pour l’extraction des fumées en cas d’incendie. Le SYTRAL va étudier la possibilité d’adapter ces systèmes à l’aspiration et l’évacuation des particules fines.
La première analyse des données réalisée durant ces 9 mois de surveillance permettra de disposer de résultats de référence pour évaluer l’efficacité des actions envisagées par le SYTRAL.

« Tout en évaluant l’efficacité de ces expérimentations, nous allons poursuivre le partenariat engagé avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, afin d’approfondir et d’élargir le dispositif de surveillance de la qualité de l’air dans le métro initié en janvier dernier », précise Bruno Bernard.

ATMO Auvergne-Rhône-Alpes est l’observatoire agréé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA) sont des organismes français mesurant et étudiant la pollution atmosphérique au niveau de l'air ambiant. Elles sont agréées par le ministère de en charge de l'écologie pour communiquer officiellement leurs résultats.